Combat contre la guerre des lâches
La guerre des lâches. C’est le nom qui qualifie le mieux l’usage des bombes à sous-munitions et autres mines antipersonnel. Handicap International est très engagée dans la lutte contre ces armes barbares qui touchent surtout des civils, et parmi eux les enfants. Le déminage, fastidieux, s’accompagne de campagnes qui informent les populations menacées sur les dangers qui les guettent.
Les bombes à sous-munitions sont particulièrement fourbes car, dispersées sur de larges superficies, elles présentent une forte proportion de munitions non éclatées et difficiles à identifier. Les mines aussi sont implantées sur de vastes zones, souvent agricoles. De plus elles se déplacent lors d’inondations ou de fortes pluies, ce qui rend leur localisation aléatoire. Dans les deux cas, les civils en sont les premières victimes.
Handicap International a mené des opérations de déminage dans les pays les plus affectés, comme le Mozambique, l’Angola ou le Liban. Ces campagnes sont minutieuses et coûteuses par définition. En parallèle les populations civiles doivent donc être averties des dangers que peuvent impliquer les gestes quotidiens les plus anodins. Cette information est disséminée sous toutes les formes, y compris par le biais de leaders traditionnels ou de troupes de théâtre, comme c’est le cas en Angola.
Le déminage humanitaire
Ces armes, ou la seule crainte de leur présence, freinent aussi toute activité économique, qu’il s’agisse de l’agriculture ou du déplacement des biens et des personnes. Elles entraînent donc, en plus des dommages corporels, une forte augmentation de la pauvreté. Au Mozambique par exemple, Handicap International a lancé des programmes qui sécurisent des zones ayant un fort potentiel de développement. L’objectif général de ce « déminage humanitaire » est d’avoir un impact positif sur le milieu de vie d’une population. Après les réponses techniques, le défi consiste à encourager une valorisation des zones déminées et de permettre le développement socio-économique de zones affectées par la présence (ou la suspicion) des mines.
Une campagne exemplaire
En 1992, Handicap International a lancé une campagne mondiale contre les mines en compagnie de cinq autres organisations. Elle a débouché en 1997 sur le Traité d’interdiction des mines antipersonnelles (traité d’Ottawa). En décembre de la même année, le prix Nobel de la paix a été décerné collectivement aux associations regroupées au sein de la Campagne Internationale pour interdire les Mines. Elles sont aujourd'hui au nombre de 1400, réparties dans une centaine de pays. Depuis, Handicap International se bat pour que ce traité devienne universel. Au début 2007, il avait été rejoint par 151 pays.






