Handicap International

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Du geste qui sauve au suivi médical

Tremblement de terre au Pakistan, guerre au Liban, tsunami en Indonésie, autant d’évènements qui appellent des réponses rapides. Handicap International intervient en faveur des victimes les plus vulnérables à deux niveaux : en participant directement aux secours; et, tout aussi important, en faisant entendre leur voix auprès des autres organisations. Handicap International est présente dans une soixantaine de pays, ce qui lui permet d’y intervenir dans des délais extrêmement brefs.

Lorsqu’en décembre 2006 le typhon Durian toucha l’est des Philippines, par exemple, Handicap International put réagir très rapidement car elle travaille dans le pays depuis 1988. Elle avait été mise à contribution notamment lors des glissements de terrain dans la province de Quezon en 2004 ou lors du typhon Nanang en 2002. Lors du tremblement de terre qui toucha le sud de Yogyakarta, en Indonésie, le 27 mai 2006 à l’aube, Handicap International put même intervenir dans la journée. Son bureau de coordination nationale est en effet basé dans la même ville. Des quelque 50 000 blessés, 99% souffraient de fractures et demandaient des soins de réhabilitation immédiats. L’une des tâches les plus urgentes consiste à éviter que les blessures, notamment à la colonne vertébrale, se transforment en handicap permanent.

Les premiers secours se concentrent sur les personnes les plus vulnérables, avec un objectif prioritaire : veiller à ce que les personnes à mobilité réduite, malvoyantes ou malentendantes aient accès aux distributions de nourriture et de matériel. Marginalisées dans la société, elles risquent de le devenir dans les secours. Handicap International fournit aussi lits, béquilles ou chaises roulantes aux principaux centres de soin. Pour augmenter son efficacité, elle a fusionné en 2006 avec Atlas Logistique. La collaboration avec cette organisation française, spécialisée dans la logistique comme son nom l’indique, date de xxx et s’est renforcée au fil des ans.

Passés les « gestes qui sauvent », les victimes de fractures, d’amputations ou de lésions à la colonne vertébrale vont avoir besoin de soins spécifiques et immédiats, puis à long terme. L’urgence, c’est aussi de poser des jalons, car l’avenir n’attend pas. Dans la plupart des pays d’intervention, les infrastructures médicales sont sommaires, les orthopédistes rares et les physiothérapeutes encore plus. Or les handicapés ont souvent des années de rééducation devant eux. Il est nécessaire de former rapidement du personnel local.

Pratiquement toutes les personnes qui ont subi un traumatisme sévère connaissent une profonde détresse psychologique suite aux violences subies, voire à la perte soudaine et parfois considérable du lien social ou familial. Par ailleurs les patients atteints dans leur mobilité ne réalisent souvent pas qu’ils vont être paralysés. Ils ont tendance à considérer leur état comme temporaire. Là encore, il faut les accompagner sur le chemin qui les mènera à l’acceptation de leur nouvelle vie. Pour toutes ces situations, Handicap International organise si nécessaire un soutien psychosocial.

Une maison détruite se reconstruit, et souvent plus belle qu’avant. Mais un corps et un esprit mutilés mettent des années à retrouver un équilibre. C’est la raison pour laquelle les actions d’urgence menées par Handicap International débouchent toujours sur des programmes de rééducation et de réinsertion sociale.