"Mon avenir est bloqué"

  • Syrie

Originaire de Deraa, en Syrie, Ahmad a 24 ans. En 2013, il fuyait sa ville bombardée et assiégée, quand il a perdu son pied droit en marchant sur une mine. Il a été appareillé d’une prothèse par Handicap International en Jordanie, mais il peine à imaginer le futur: "Cela fait six ans que la guerre dure, nous sommes fatigués. Six ans, ça suffit !"

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"Portraits réalisée dans le cadre d'un reportage organisé avec le soutien de ECHO (le service de la Commission européenne à l’aide humanitaire et à la protection civile), pour l’exposition « Bombardés ».
"Portraits réalisée dans le cadre d'un reportage organisé avec le soutien de ECHO (le service de la Commission européenne à l’aide humanitaire et à la protection civile), pour l’exposition « Bombardés ».
"Portraits réalisée dans le cadre d'un reportage organisé avec le soutien de ECHO (le service de la Commission européenne à l’aide humanitaire et à la protection civile), pour l’exposition « Bombardés ».

"Avant, on était bien. On vivait, on travaillait, on ne manquait de rien", raconte Ahmad lorsqu’il se rappelle de sa vie en Syrie. "Et puis, la guerre est arrivée dans nos vies. Les avions dans le ciel aussi… Notre ville a été assiégée. Et les bombardements ont commencé à être quotidiens." A cette époque, Ahmad et d’autres personnes de son quartier décident de fuir. Ils se déplacent alors d’un quartier à un autre, pour trouver un endroit où ils seraient en sécurité.

"Un jour, alors que nous fuyions l’endroit où nous nous trouvions, j’ai marché sur une mine et elle a explosé. Mon pied a été arraché sur le coup. J’ai été transporté dans un centre de santé, puis directement en Jordanie pour m’y faire soigner. On m’a opéré 5 fois avant que je ne puisse sortir de l’hôpital. Après, je suis arrivé ici, à Zaatari. Je vis dans ce camp depuis trois ans maintenant", raconte-t-il.

Suivi par Handicap International depuis son arrivée en Jordanie, Ahmad a été appareillé d’une prothèse et bénéficie de soins de réadaptation de la part de l’association. "Avant, je ne pouvais pas bouger ma jambe. Maintenant, je peux me déplacer à nouveau." Mais s’il est plus à l’aise dans ses mouvements, il regrette le manque d’opportunités dans le camp. "Ici, c’est très dur de travailler. J’aimerais partir à l’étranger car j’ai l’impression que mon avenir est bloqué. Cela fait six ans que la guerre dure, nous sommes fatigués. Six ans, ça suffit !"

 

 

 

 

> Handicap International sur la crise syrienne: la Syrie, un pays en conflit depuis six ans 

Publié le 16.03.2017 - 13:37.

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