Goto main content
 

Accompagner les travailleurs humanitaires pour mieux inclure les personnes handicapées

Inclusion
International

Un ensemble de stratégies professionnelles et de directives pratiques publié aujourd'hui vise à améliorer l'inclusion des personnes handicapées dans l'aide humanitaire et à assurer leur participation.

Un camp de réfugiés Rohingya à Cox Bazaar, au Bangladesh. Un camp de réfugiés peut être un environnement difficile pour une personne handicapée.

Un camp de réfugiés Rohingya à Cox Bazaar, au Bangladesh. Un camp de réfugiés peut être un environnement difficile pour une personne handicapée. | © S. Ahmed / HI

Publiées aujourd'hui, les directives du Comité permanent inter-agences (IASC) aideront les acteurs des secteurs de l'aide humanitaire, du développement et du handicap à concevoir et à mettre en œuvre des actions essentielles pour l'inclusion des personnes handicapées dans l'aide humanitaire.

Ces directives ont été élaborées au cours d'un processus de consultation multipartite de trois ans. Le projet a été mené par des personnes handicapées et leurs organisations respectives en partenariat avec des acteurs humanitaires et plus de 600 experts. Une équipe spéciale, créée en juillet 2016 et dirigée par HI, l'International Disability Alliance (IDA) et l'UNICEF, a coordonné les travaux.

Lors de la cérémonie de lancement des Principes directeurs au siège de l'ONU à New-York, la Directrice générale adjointe de HI, Florence Daunis, a pris la parole : « L'égalité d'accès à l'aide humanitaire pour les personnes handicapées doit devenir la norme et non l'exception. Nous savons que les travailleurs humanitaires sont désireux de changer leurs pratiques pour inclure les femmes, les hommes, les filles et les garçons handicapés, mais des mesures pratiques et une coordination sont nécessaires pour traduire cette ambition dans la pratique. »

Les obstacles pour accéder à l'aide humanitaire

Lors d’une crise, les personnes handicapées sont souvent exposées à des risques disproportionnés, comme à l’exploitation humaine, à la violence et à des actes criminels. Pendant un déplacement de population, par exemple, elles risquent de perdre leurs biens, n'ont pas un accès équitable aux infrastructures d'urgence mises en place ou aux informations sur la sécurité.

Lors d’une catastrophe naturelle, d’un conflit ou d’un déplacement massif, etc., les personnes handicapées sont souvent " laissées de côté " lors de l'évaluation des besoins ou de la planification de l'aide. Elles se heurtent à de nombreux obstacles pour accéder à l'aide humanitaire (longues distances, environnement difficile pour se déplacer et accéder à un point de distribution alimentaire, par exemple).

Les obstacles peuvent également être dus à des attitudes négatives : stigmatisation à la mauvaise compréhension de l’attitude d’une personne handicapée, absence de mode de communication adapté (langue des signes), exclusion des personnes handicapées des décisions concernant la vie dans un camp de réfugiés...

Intérêt croissant pour l'inclusion

Les organisations humanitaires manifestent un intérêt croissant pour l'inclusion des personnes handicapées, mais elles doivent développer davantage d'outils pratiques et mettre à profit les compétences du personnel de première ligne pour identifier et inclure les personnes handicapées dans les services de préparation et d'intervention d'urgence. Très souvent, le personnel a besoin d'une formation ou d'un soutien supplémentaire pour cerner les besoins des personnes handicapées, prendre des mesures d'adaptation et non seulement éliminer les obstacles, mais aussi utiliser leurs capacités.

Published on: 12 novembre 2019

Contactez-nous

Relations presse

Nadia Ben Said
Responsable Relations Médias
(FR/ALL/EN)

Tél : +41 22 710 93 36
[email protected]

 

Restez informé !

Recevez nos actualités terrain, nos actions et nos appels d'urgence.

Aidez-les
concrètement

Pour aller plus loin

Sokchea, 16 ans : l’envie d’aller de l’avant
© S. Rae / HI
Inclusion Réadaptation Santé et prévention

Sokchea, 16 ans : l’envie d’aller de l’avant

Atteinte de paralysie cérébrale, Sokchea Leng a grandi dans la province de Kampong Cham, au Cambodge. Soutenue sans relâche par sa mère et accompagnée par les équipes de Handicap International, cette adolescente a appris à marcher, puis à aller à l’école. Aujourd’hui, elle poursuit ses études avec détermination. 

Pourquoi les mines terrestres sont-elles si dangereuses pour les populations civiles ?
© HI
Mines et autres armes

Pourquoi les mines terrestres sont-elles si dangereuses pour les populations civiles ?

Les mines terrestres tuent et mutilent pendant des décennies, même lorsque la guerre est terminée depuis longtemps. Environ 90 % des victimes sont des civils. Pourtant, les mines terrestres connaissent aujourd'hui un regain d'utilisation : emploi massif dans les conflits armés, retrait de cinq États du Traité d'Ottawa interdisant les mines antipersonnel, reprise de leur production et augmentation du nombre de victimes.

Gary Toombs, expert en déminage chez Handicap International (HI), explique pourquoi les mines sont si dangereuses et comment les États peuvent mieux protéger leurs populations.

     

Les armes explosives ont tué 22’600 civils en 2025
© T. Nicholson / HI
Mines et autres armes

Les armes explosives ont tué 22’600 civils en 2025

22’600 civils ont été tués par des armes explosives en 2025, selon le rapport annuel de l'Explosive Weapons Monitor, soit une baisse de 21 % par rapport au record de 28’600 en 2024. Mais cette amélioration en trompe-l’œil s'explique par les cessez-le-feu à Gaza et au Liban — où les civils restent néanmoins victimes des bombardements. Partout ailleurs, le bilan s'alourdit : davantage de pays, davantage de types d'armes, davantage de services civils détruits. Les armes explosives ont causé des souffrances chez les civils dans au moins 65 pays et territoires en 2025.

Restez informé !

Recevez nos actualités terrain, nos actions et nos appels d'urgence.

 
 

À propos

Handicap International Suisse
Avenue de la Paix 11 - 1202 Genève
+41 (0)22 788 70 33
[email protected]

Contactez-nous

IBAN : CH66 0900 0000 1200 0522 4

 
 

Recherche

 
 

Notre réseau

 
 

Suivez-nous